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Les Océanes FGL : 29 ans de bonheur partagé

Les Océanes FGL : 29 ans de bonheur partagé

Ce soir-là, nous avons fait le déplacement jusqu'à Biscarrosse — à peine 30 minutes de notre Bassin, pour assister à la 29ᵉ édition des Océanes FGL. Et visiblement, nous n'étions pas les seuls : nombreux sont les habitants du Bassin d'Arcachon à avoir fait la route. On les comprend.

Plus de 9 000 spectateurs réunis pour une soirée devenue incontournable au fil des années. Une grande fête populaire, familiale, où petits et grands se retrouvent pour vivre un moment de partage comme on les aime. Et la cerise sur le gâteau ? C'est entièrement gratuit. Mais que l'on ne s'y trompe pas : gratuit ne signifie certainement pas improvisé. Derrière cette belle fête se cache une organisation parfaitement rodée, une équipe passionnée et une programmation digne des plus belles scènes estivales, et cette chaleur humaine qu'on ne fabrique pas — elle est là ou elle n'est pas. Ce soir-là, elle était là.

Je ne sais pas si c'est l'air de la mer, la douceur de l'été ou simplement cette magie qui opère depuis 29 ans maintenant — mais il y a des soirées qui vous restent. Celle-là en fait partie.

La soirée démarre avec Jules Loewert. Il vient des Alpes, il écrit ses propres textes, et dès les premières notes on comprend qu'on n'est pas là pour meubler le temps. Puis arrive Lou Deleuze — oui, la gagnante de l'Eurovision 2025, celle dont tout le monde parle — et pourtant ce qui frappe, c'est sa simplicité. Elle écrit déjà ses propres chansons, elle a une vraie personnalité, et elle n'a pas fini de nous surprendre.

 

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Manon Lisa monte ensuite sur scène et c'est une vraie révélation pour beaucoup. Longtemps dans l'ombre, autrice pour d'autres, elle a décidé ce soir de montrer son visage. Ses textes engagés, féministes, qui bousculent — on en avait besoin. Dans la foulée, Emma, révélée en Star Academy saison 12 et récente finaliste de Danse avec les Stars 2026, confirme qu'elle est là pour durer. Et puis il y a Peter Cincotti — New York s'invite sur le Bassin, et franchement, ça fait du bien.

Les techniciens se déchaînent entre chaque passage. À peine le temps de souffler que Philippine Lavrey est déjà sur scène. Son parcours, on le connaît — The Voice, les premières parties, le Covid qui a tout freiné, et ce retour en force avec cette version française de In The Stars aux côtés de Benson Boone qui lui a valu deux nominations. Ce soir elle invite Jack Savoretti à la rejoindre. Le duo fait frissonner tout le parterre avant qu'elle lui laisse la scène. L'Anglais prend son temps, pose ses mots comme des poèmes, et on le suit volontiers.

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Et puis vient ce moment.

Flo Delavega. Dix ans d'absence. Le silence avant qu'il monte. Ce besoin qu'il exprime lui-même — revenir sur scène, pas pour les grandes salles cette fois, mais pour ça. Pour ce contact direct, presque intime, avec un public qui n'a rien oublié. Il dira qu'après avoir connu les grandes scènes, c'est ici, face au public du Bassin, qu'il choisit de revenir. On a senti que c'était vrai. Ce genre de moment, on ne l'invente pas.

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Pour clore près de trois heures de show, Ebony débarque comme une tempête. Finaliste de la Star Academy 2024, elle interprète La Rage, premier extrait de son album Menelik — et le parterre, qui n'attendait que ça, se met à danser. Ça swingue, ça groove, elle est un vrai démon sur scène.

Et puis il y a eu ce final. Tous ensemble, un peu en désordre, beaucoup en joie — une reprise des Fréro Delavega qui vire à la fête collective. Un de ces moments simples, sans fioritures, terriblement humains. Le genre qu'on aimerait vivre plus souvent.

En rentrant ce soir-là, j'avais le cœur plein. Merci et un grand bravo à toute l'équipe des Océanes FGL. Rendez-vous l'année prochaine pour les 30 ans — et entre nous, le bruit court que ça pourrait durer deux jours. Moi j'dis ça, j'dis rien…